Prélude

Prélude
Il y a cette photo, à laquelle je repense souvent. Cette atmosphère si particulière, cette énorme branche était là, comme si elle s'était juste posée et non pas cassée dans un fracas que j'essayais d'imaginer.
Juste avant des biches s'étaient enfuies à mon approche ... dans ces cas là je maudis toujours cette odeur que nous avons, reconnaissable entre toutes, quelque soit la tournure du vent.
Je me demande si cet arbre est toujours là, si quelqu'un a coupé la branche, si j'aurai le même sentiment en y retournant.
Je ne crois pas, c'est ce qui fait un instant si particulier. D'où le titre je suppose ...


Bizarrement je n'ai pas voulu y voir d'être enchanté, une vierge blanche ou quelconque Lord venu d'une autre époque ... Cette branche suffisait à elle seule, à me rappeler la mélancolie qui berce mon coeur et des souvenirs chargés d'impressions de sanglots et de solitude.

C'est difficile, de capter un instant du monde aussi chargé d'émotions, il dure juste quelques secondes, si l'on a pas le regard au bon endroit, on passe à côté.
On passe à côté d'un sourire qui se dessine malgré nous sur notre visage, ou de larmes qui se mettent à perler. De frissons qui courent sur notre peau, ou de la peur qui cogne soudainement dans notre poitrine. de l'émerveillement en passant par l'horreur, il y a tant à voir dans tout ce qui nous entoure.

Ouvrez les yeux.



~ Livre en court de lecture : "Le Parfum" Patrick Süskind
~ Musique : "Summer 78" de Yann Tiersen + voix

* Photo faite par moi dans un joli coin retiré de campagne ... *
# Posté le lundi 10 septembre 2007 13:52
Modifié le jeudi 27 septembre 2007 06:16

Autres

# Posté le mercredi 12 septembre 2007 10:48
Modifié le jeudi 21 février 2008 04:46

Toi, tu rêvais à quoi quand tu avais 18 ans ?

Toi, tu rêvais à quoi quand tu avais 18 ans ?
[Rêver de sa vie à 18 ans ...]

J'ai lu récemment cet article sur je ne sais plus quel magazine .. Une question intéressante, qu'il est bon de se poser, une fois, pour juger ses actes, ses choix, et bien des surprises apparaissent.

J'y ai réfléchis aujourd'hui, finalement je ne me rappelle plus de grand chose, probablement parce que je n'attendais pas vraiment de ma part une réussite dans quoi que ce soit. Puis en creusant, je me suis rendue compte que beaucoup de choses me prédisposaient déjà à ce choix de vie et surtout de mes goûts artistiques.
A 18 ans cependant je ne pensais pas que je ferais autant de conneries, de dérapages, que je ne ferais pas autant naitre de larmes, de souffrances, de doutes et de dégoûts vis à vis de moi.

Mais il est certaines choses dont je me rappelle :

~ Je voulais devenir écrivain, bien que je n'y croyais pas du tout. [remarque, cela n'a pas tant changé aujourd'hui...]
~ Je voulais être bien dans ma peau, me sentir belle et épanouie. [je n'y arrive que maintenant, 5 ans après, toujours aussi difficilement ..]
~ Baigner dans un univers onirique, à la fois proche du danger et du merveilleux, entre Blanche-Neige et Alice au Pays des Merveilles .. [ça, heureusement, j'y suis toujours arrivée ...]
~ Ne pas devenir une personne qui juge sur le physique des gens, une personne superficielle, égocentrique, pas ouverte d'esprit .. [ouf ! je ne le suis pas devenue ...]

Bien d'autres choses encore, que curieusement j'ai réussi, et qui peut-être sembleront bien petites et ridicules, voire très second, mais qui pour moi sont essentielles.
C'est vrai, mes 18 ans sont loin, des fois je les regrette amèrement, parfois j'aimerai tant tout recommencer ..
Mais je garde le meilleur en moi et continue mon chemin ..

Et vous, de quoi rêviez-vous à 18 ans ?
# Posté le mercredi 12 septembre 2007 11:35
Modifié le dimanche 23 septembre 2007 01:36

Hypnose

Hypnose
Je pars ... je ne reviendrai jamais ...

"Il était nu.
Nu, recouvert de feuilles écarlates, rouges, souvent couleur terre. Ses cheveux noirs ondulés caressaient la mousse qui commencait à roussir. Il regardait la lumière du soleil décliner, descendre lentement vers la terre à travers les arbres, ses rayons glisser une dernière fois sur son corps pour laisser place à ceux de la lune ... un peu plus tard.
Le vent s'allongea sur son corps d'ivoire, lui offrant une dernière étreinte, pour repartir dans ses cheveux, et enfin lui faire ses adieux.
Aucun regret ...
Sa main frôlait l'herbe douce et humide d'une première rosée ... et le soir naissait ...
Les ombres avançaient, chuchotaient entre elles, il les attendait ... les acceuillis d'un sourire et leur tendit la main. Elles lui firent cadeaux de leurs plus belles révérances puis se glissèrent tout autour de lui ... leur lit de soie noire était si doux.
Puis la lune vint à son tour lui tenir compagnie avant que ses yeux ne se ferment.
Dans ses pupilles nacrées se baignaient les étoiles d'éternité, riant comme des enfants ... Les rayons de lune argenté jouaient sur sa peau blanche, la rendant evanescante, irradiant d'une douce lumière bleue ...
Puis elle arriva, marchant lentement vers lui. Elle était nue elle aussi. Il l'a regarda, comme au premier jour où il fut amoureux puis lui tendit sa main. Elle la prit, enlaça ses doigts entre les siens puis s'approcha.
Sa tête reposait sur son torse, ses long cheveux doré étaient couronnés de feuilles qui continuaient de tisser leur lente couverture ...
Enfin, la brume, reine des mystères vint lentement leur rendre grâce. Elle hésita un peu, s'infiltra d'abord entre les arbres, s'avanca sur la terre, puis finalement les embrassa.
Ses voiles cotonneux et froids se posèrent lentement ...
Leur mains et leur corps scellés à jamais ... leurs yeux se ferment, tout est suspendu, et, là sous la lune et les étoiles, dans un endroit dont personne ne connait l'existance, leurs tout derniers souffles glacés s'échappèrent de leur lèvres bleutés ... leur peau devinrent du cristal ... les feuilles les avaient enveloppés."


* Texte de moi ... faites un lien sur mon blog si il vous plait, mais surtout, ayez la politesse de dire qu'il est de moi ;) *
# Posté le vendredi 14 septembre 2007 15:01
Modifié le jeudi 27 septembre 2007 06:13

La Vieille Vesontio

La Vieille Vesontio
J'habite dans un endroit de la France dont je suis tombée complètement amoureuse.
Il est le plus vert du pays, une ville entourée de 7 collines boisées. Une vieille ville, avec ses tours, ses colones romaines, sa citadelle ... chaque coin de rue m'interpelle, je trouve toujours une nouvelles statue, on sent l'impression des siècles passés, de l'Histoire, du Moyen-Age comme de la Renaissance.
Et puis il y a le Doubs qui coule tranquillement tout autour .. il me fait penser à un gardien, un cercle protecteur. j'adore me ballader là-bas et m'inventer des personnages imaginaires qui auraient pu vivre ici .. Quelles sorcières se cachent encore dans ces bois, quels feux follets ou lutins, mandragores et sirènes, dames blanches et satyres .. Je les sens tous, ici, à nous veiller, cette impression est si forte parfois !
Le lieux où j'habite est un des plus riche en mystères et légendes .. j'en ai déjà lu beaucoup et elles me fascinent toutes.
Cela a toujours été rare pour moi de me sentir à ma place, chez moi dans un endroit. Mais ici, c'est différent.
Ici, on dirait que quelqu'un a appuyé sur le bouton pause, et que l'on est resté au Moyen-Age, dès que je lève les yeux vers cette architecture j'en ai tout de suite l'impression .. et pour une grande passionnée de cette époque, c'est vraiment une chance.



~~ L'origine de Lys Martagon et de la Gentiane bleue ~~

Dans le Haut Doubs, on donne encore deux origines très poétiques au lys Martagon et à la gentiane bleue. Elle s'inspire de la vieille croyance antique, que reprend la Bible, selon laquelle la Terre est un plancher et le ciel un plafond, avec des luminaires [le soleil, la lune et les étoiles], qui peuvent être soumis à l'attraction terrestre, donc susceptibles de tomber sur nos têtes !
Ainsi, pour placer les étoiles dans le firmament, Dieu se servit d'un emporte-pièces pour percer le ciel. De ce fait, des tas de petits bouts de ciel semblables à des confettis tombèrent sur les montagnes du Jura et se transformèrent en belles gentianes bleues.

On sait aussi que l'Enfant Jésus naquit tout à la fois en Palestine, en Provence, et un peu partout en Franche-Comté, dans les crèchesavec, pour les recevoir dans le quartier de Battant à Besançon, le vigneron Barbizier. Naturellement le petit Jésus demeura dans le Haut Doubs, toute sa tendre enfance. On raconte que le divin enfant, alors qu'il perçait sa première dent, vint mordre la Sainte Vierge, qui l'allaitait. Une goutte de sang tomba sur les fleurs blanches d'un lys. Et depuis cette époque, les pétales se tintent tantôt de rose couvertes de belles jaspures rouges, tantôt d'un rouge violacé pointé de carmin à l'intérieur.


* Photo faite par moi, dans la superbe ville de Besançon .. *
# Posté le jeudi 20 septembre 2007 05:19
Modifié le jeudi 27 septembre 2007 06:17